lundi 30 novembre 2009

J'ai un peu honte.

Mais je dois avouer que même si Sliimy et son univers bisounours, avec un style légèrement plagié sur celui de Mika me sort par les yeux, j'ai craqué sur son nouveau "single". Il a gagné : le refrain me trotte dans la tête depuis un moment. Le tout accompagné d'un clip évidemment aussi acidulé qu'un bonbon. Je capitule.

dimanche 22 novembre 2009

Aufgang , bang !

Deux pianos, une batterie. Quelques boucles techno.
Aufgang est avant tout un projet, une expérience, une invitation à la rencontre des genres, dans lequel s'imbriquent les bases classiques des deux pianistes talentueux Franscesco Tristano et Rami Khalifé , et la rythmique du batteur de Cassius, Aymeric Westritch.
Les pianos ne sont ici nullement présents dans un quelconque but ornemental ou figuratif : ce sont les deux pièces maîtresses, chargeant les morceaux dans toute leur intensité, simplement soutenues par les rythmes percutants de la batterie et/ou des sonorités électroniques. Un alliage parfait entre acoustique et électrique. Une brassée d'air dans le paysage électronique français, avec leur Sonar EP (du même nom que le festival barcelonais auquel ils ont participé et qui est l'intitulé d'un des morceaux). 1H de plaisir à écouter.

Un concert entièrement retransmis de très bonne qualité, à voir ici.

Un live tout récent :

HibOO d'Scène : Aufgang "Channel 7" (Live @ Café de la Danse, Paris - 18.11.2009) from Le-HibOO.com on Vimeo.



Et un petit extrait :

jeudi 29 octobre 2009

Nature & découverte.

Kasper Björke, jolie petite frimousse danoise (ne cherchez pas, c'est un mec!), après quelques mois d'absence -je parle comme si c'était un mec que vous connaissiez, ndlr) sort son nouveau clip, et ça donne ça :



La recette new wave electro + clip bijou et shiny + jeune éphèbe + décor écolo façon biche sauvage des forêts qui gambade dans la nature (pardon je vais loin là mais c'est parce que j'aime bien Bambi) fonctionne plutôt bien mais je reste sur ma faim. Un merveilleux clip...qui ne fait que donner un peu d'intérêt à un morceau qui ne le mérite peut-être pas. Le risque en plaçant la barre haut dès le départ, c'est de s'afadir avec le temps. Parce que Kasper Björke, à l'époque d'In Gumbo (son premier album), c'était plutôt dark et ça avait une vraie profondeur : vous pouvez vérifier . Ca y est la nostalgie me gagne. Je suis vieille.

mardi 11 août 2009

Quel est le point commun entre...



et





"Rien à foutreeee du ghetto indépendant !! "

Vous avez trouvé ou pas ? Non ?
Bon ok langue au chat ?
Eh bien vous connaissez sans doute le duo déjanté de Sexy Sushi bien plus que le duo nantais Mansfield Tya. Or il se trouve que Rebeka Warrior, la nana provocatrice de Sexy Sushi qui hurle et balance son micro dans la tête du public, n'est autre que l'autre moitié du duo de Mansfield Tya, dans lequel elle officie sous le nom de Julia Lanoë... étonnant non ?

Sexy Sushi (Mitch Silver et Rebeka Warrior).


et ci-contre, Mansfield Tya (Carla Pallone, à gauche et Julia Lanoë, ci-contre à droite)

Ahah ça vous en bouche un coin ! La Rebeka Warrior qui s'amuse à proférer toutes sortes de propos orduriers sur des synthés dégénérés aux beats percutants, dans un sacré bordel (d'ailleurs sur le site myspace du groupe, ils appellent les concerts des "chantiers", ce qui est plutôt évocateur), entretient sa schizophrénie avec une subtilité rare, quand on sait que de l'autre côté elle manie claviers, chant et piano de manière mélodramatique.





Oui c'est bien la même qui chante et manie la guitare à droite...



Bon dans tout ça, l'important c'est quand même d'être heureux, pour les salopes y compris !

lundi 10 août 2009

Sarkozy bronze, Carla bruni(t)

Quelqu'un m'a dit que le couple présidentiel était en vacances au Cap Nègre.




Bon et en fait j'en ai rien à carrer des vacances de Sarko, et d'abord il fait des malaises vagaux qui inquiètent tout le monde, et quand ça m'arrive à moi, tout le monde s'en fout ! à la rigueur je préfère encore les frasques de Berlusconi, qui comme vous le savez, a fait les affaires juteuses (sans faux jeu de mot) du quotidien El País qui avait judicieusement accompagné cette publication de la mention "Avec ce scandale, Berlusconi est mis à nu, pas (en tant que) citoyen, mais (comme) homme politique". :












"bin, t'as qu'à prendre mon gourdin !"

Attention les yeux.
















Vous étiez prévenus (tu veux une loupe ?).
Politique = phallus. Quel monde corrompu seigneur. En voilà un qui a tout compris.



Je déplore tout de même toute cette absence de sentiments, et puisque c'est l'été, je vous invite derechef à rêver non pas de gang-bang en Sardaigne avec les corrompus de la mafia, mais tout simplement de mer, d'amour, et de soleil :



dimanche 9 août 2009

Le coaching expliqué aux nuls.




On est le Dimanche 9 août (bientôt l'heure de la messe), il est 7h39 du matin, et tout en mangeant des yaourts aux fruits, je viens d'avoir un déclic, une idée lumineuse : et si je faisais un article sur le coaching ?
Bin ouais quoi, nous sommes en 2009.


2009.


Alors quoi me direz-vous, 2009 est-elle une année censée signifier quelque chose de particulier ? La fin du monde n'avait pas été programmée par le calendrier Maya en 2012 plutôt ?
Eh bien c'est juste qu'en 2009, la société est tellement pourrie qu'elle entame la confiance de tout le monde et désespère ceux qui ont du mal à courir plus vite que les "tendances" (en fait elle était déjà aussi pourrie avant, sauf qu'on avait le temps de comprendre quelque chose à ce qu'il se passait à l'époque, à décrypter un minimum les choses), là, l'avantage c'est que non seulement c'est toujours aussi pourri, mais en plus de ça nous avons le privilège d'avoir tout qui nous arrive à grande vitesse en pleine gueule, et nous autres, pauvres êtres humains naufragés et noyés dans la consommation et les excès, tels les candidats de Secret Story lorsqu'ils se retrouvent enfermés 5minutes avant la fermeture du rideau dans la supérette pour emporter le maximum de bouffe avec eux (je n'aurais pas osé la comparaison avec la noblesse des candidats de Koh Lanta), on prend ce qu'on peut dans le tas qui nous passe devant les yeux à toute allure, en espérant en saisir la substantifique moelle...mais en fait au final, on n'y comprend QUE DALLE ; d'où l'appel à un ami (pour ceux qui en ont), et pour les autres le recours au joker : un coach. En bon gourou démagogique qui a (forcément) son un intérêt à y voir, le coach a TOUT compris : se faire du fric sur le manque de confiance et la dépression des gens (on se rapproche de Raël), trop cool t'as vu.
Donc en 2009, l'Homme a besoin de béquilles (Dali se retourne dans sa tombe) pour se tenir debout, et sa béquille c'est d'avoir un coach bien sûr !
Le coaching, c'est bon pour le moral mais pas pour votre compte en banque. En plus ça vous prend pour des cons, non sérieux les gens sont-ils si masochistes que cela ?
N'empêche que ça marche.
On assiste à l'émergence de toutes sortes de coachings : le coaching sportif (d'une certaine manière, celui pour lequel j'ai le plus de respect -bien que je ne connaisse RIEN au foot), le coaching économique (pour les hommes qui en ont dans le pantalon), ...mais il y a aussi et surtout tous les coachs du MOI (Freud, ce visionnaire, a d'ailleurs publié un bouquin là-dessus, Coaching : l'oedipe masqué dans la relation au pourquoi votre rejeton veut une paire de Nike Air Force One qui vous coûte un bras -en fait il fait un complexe d'infériorité et recherche sa maman à travers une basket c'est pas beau ça?).
Alors pours les filles, ce sera coaching-maquillage, fin et subtil, pas à la truelle hein, pour tenter de réparer (ou plutôt de masquer) l'injustice de Dame Nature en rendant les belles encore plus belles et les moches un peu plus belles histoire d'estomper les différences et d'apaiser les jalousies, surtout au (et sous le) bureau. Certaines entreprises ont programmé ce genre d'intervention au même titre que n'importe quel briefing, afin paraît-il de mieux les intégrer à la réalité du marché -le commerce c'est vendre du sexe? oui. (et à la lubricité de leur patron ?). Bon.
D'ailleurs je pense que M6 nous a suffisamment bassinés avec le coaching populaire (en fait c'est plutôt un truc cool objectivement -même si ça me fait vaguement grincer des dents) : l'émission D&co c'est de la merde en barre, je ne parle seulement au sens figuratif, mais aussi en termes concrets : les maisons redécorées à la va-vite de D&Co ne tiennent pas en place. Du carton-pâte le truc. En plus, c'est franchement moche et sans âme non ?? Ils troquent leurs vieux meubles de valeur contre de la déco ikea (non même pas...) bas de gamme, genre mauvais plastique recouvert d'une fine couche de laque histoire que "ça brille". Et les gens s'extasient devant cette horreur, leurs murs repeints en vert caca d'oie parce que c'est très "feng shui" le vert, et leur tapis en faux gazon sur le balcon minuscule "c'est magnniii-fique !!! (larmes aux yeux)" "vous avez RADICALEMENT changé notre viiiie merciii" (gros bisous à Valérie Damidot qui a fait sa B.A. de la journée). Bon si ça les rend heureux hein je ne vais pas cracher dans la soupe...
Idem donc pour le coaching mode comme vous l'aurez compris, M6 semble s'être spécialisé dans le domaine : Belle toute nue (han ils ont créé un concept en plagiant la pub Dove les salauds!), L'amour est dans le pré (alors celle-ci c'est vraiment la pire), Change de Look (pour lequel j'ai un petit faible, je dois l'avouer) ("Olala ma chérieeee!! comme tou é ravisssssante !"), et j'en passe & des meilleures.

Mais alors s'il y a un truc vraiment énorme sur le net, c'est le fameux Spike séduction.
Spike, moyennant finance (bah oui attends, paypal est ton meilleur ami), vous expliquera tout pour séduire Les femmes. Cromignon. C'est plutôt épique je vous le recommande. Comment embrasser une femme (comme dans les dix commandements : trois fois tu tourneras la langue à gauche, trois fois à droite, et si possible tu déverses en même temps un flot de salive tel Moïse qui ouvre les mers, et si elle est timide bin fais comme les esquimaux...ou mieux : prends-la par surprise).
A Paris et dans toutes les grandes villes, il existe aussi des cours de drague, de "confiance en soi", je ne sais pas ce que ça vaut, si ça peut aider pourquoi pas, mais en fait je trouve ça triste.
Aux Galeries Lafayettes, une "styliste" attitrée vous aidera à trouver votre style pour une somme astronomique.
En matière de cuisine, les femmes modernes se font livrer à domicile des ingrédients prêts-à-l'emploi pour leurs dîners mondains, genre pâte à pizza maison déjà déroulée, ingrédients frais déja découpés, où en fait elles pourront simplement se payer (à prix fort) le luxe de dire "c'est moi qui l'aie fait!".
Et de plus en plus, dans n'importe quel domaine, vous pouvez faire appel à un personal assistant. Ce qui se limitait au monde des affaires s'étend à l'infini...et ça s'accorde bien aux principes capitalistes, ainsi qu'à l'irrémédiable tendance de notre génération à la fois trop gâtée et complètement paumée au milieu de tout ça, à se faire assister pour tout et rien.

Devant tout cela, je n'ai qu'une envie : crier un grand coup "bordel de chiotte ayez les couilles de vos ambitions et donnez-vous la satisfaction d'arriver à faire vous-mêmes les choses!" ou encore "jetez votre télé par la fenêtre !" sauf si vous kiffez Arte, les reportages sur l'art scatologique anarchiste (= blocage au stade anal chez les libertaires) et les documentaires animaliers...mais tout ça vous le saviez déjà non ?

Voilà c'était le post inutile pour des gens inutiles comme vous et moi (mais surtout vous), d'un dimanche matin brumeux, il est 7H59, et voici du bon son de matin brumeux pour me faire pardonner (même si vous n'êtes pas d 'accord) :

lundi 3 août 2009

Rock expérimental, musique tribale et règne animal.



On assiste actuellement à un engouement massif pour le rock expérimental régressif et primaire, du genre neo-tribal, sauf que les tam-tam ne sont plus de simples instruments en bois recouverts de peaux tendues mais se sont transformés en véritables machines de guerre électroniques greffées sur des samples enragés ; le genre qui aimerait à vous plonger dans une expérience sonore et charnelle proche des trips hallucinatoires chamaniques...
je citerai bien sûr Animal Collective, le groupe phare du mouvement ces derniers temps, mais aussi les fabuleux Arabia Rainbows, Gang Gang Dance, Telepathe, Excepter...entre autres. Bon, j'en conviens on aime ou on n'aime pas, cela peut paraitre plutôt très bizarre ...mais on s'y laisse facilement prendre ;)
petit tour d'horizon :



les new-yorkais d'Animal Collective.


les Gang Gang Dance, du label Warp, que j'affectionne particulièrement...ils ont une aura vraiment troublante, mystérieuse que j'aime beaucoup, et une prestance musicale, une vraie présence, chaude, noire et profonde, on nage en eaux troubles...groupe inclassable, qui s'élève par sa capacité à improviser sur scène avec brio :


le duo féminin Telepathe, que je rapprocherais du groupe Metronomy, assez fascinant :


le groupe Excepter, qui se dit lui-même très imprégné des ambiances à la David Lynch, issu de Brooklyn tout comme les girls de Telepathe, assez fabuleux aussi ! :


ainsi que les Arabia Rainbows, totalement déjantés, avec une patte electro-orientale infatigable qui les rend vraiment uniques :

clip visuellement impeccable:


les américains de Mahjongg dépotent bien également :


et j'en oublie, notamment en pensant aux Liars, Fuck Buttons, Soap & Skin, Black Dice...

un style audacieux et décalé, régressif ou avant-gardiste, au choix, destiné aux plus curieux d'entre nous à ceux que le ridicule n'effraie pas.




mercredi 22 juillet 2009

Happiness.






pop éthérée, voix vaporeuses, ennui matinal, lassitude vespérale




French touch is not dead.


Et elle est même plus vivante que jamais.

Le nouvel EP de Cassius va faire un carton, c'est sûr !

CASSIUS : YOUTH, SPEED, TROUBLE, CIGARETTES. "GUMMO MASHUP" from Macofil on Vimeo.



(clip non officiel)

delirium tremens



"Mondkopf signifie « tête de lune » en allemand. C’est le pseudo choisi par ce tout jeune artiste français oeuvrant dans l’I.D.M. et fasciné par le pouvoir photographique de la musique. Il place l'image au centre de ses compositions et se dit davantage influencé par des cinéastes que par des musiciens. Cependant, il n’en fait pas tout un cinéma et assure avoir été biberonné à Boards of Canada, Autechre, Aphex Twin, Squarepusher et aux autres artistes du label Warp Records.

Le toulousain d’origine s'inspire aussi des scènes club, hip hop, et rave, mais sa vision onirique de la musique et des représentations qu'elle doit évoquer est le composant principal de ses morceaux. Des papillons spatiaux, des fleurs phosphorescentes et des comètes numériques peuplent l’univers oscillant entre rêves et beats rigoureux qu’il échafaude au gré de ses compos. La tête dans les étoiles, Mondkopf ? Assurément, le bleu nuit lui va si bien !

Il oeuvre également en duo dans le groupe Disco Dawn Boys." source fluctuat.net
Un artiste très prometteur en somme, un peu dans la veine de Para One, mais avec un poil de je ne sais quoi en plus, des titres plus poussés, plus aboutis, nous avons là la nouvelle perle française de l'electro !
enjoy !



http://www.myspace.com/mondkopfonthemoon

vendredi 17 juillet 2009

jeudi 16 juillet 2009

dimanche 12 juillet 2009

samedi 11 juillet 2009

Photo sélection du jour.














by FRESCOSTAR, on DeviantArt.

Rase les murs et fais crisser tes ongles contre les radiateurs.

La burqa, un sujet d'actualité.




Sex on dirt.

On dirait presque du Marylin Manson par moments, ou du Korn j'en sais rien, c'est assez excitant !


Conscience de la mort et créativité






La créativité a permis à l'homme, depuis Homo Sapiens, une accélération fantastique de son évolution en doublant l'évolution biologique de l'évolution culturelle. L'évolution biologique est extrêmement lente et procède par sauts qualitatifs qui sont, sans doute, le résultat du croisement de potentiels de hasards et de nécessités. L'évolution culturelle est quasi exponentielle, chaque terme rendant le suivant plus proche et plus probable. De la maîtrise du feu à la maîtrise de l'uranium il y a un battement de cil en terme d'évolution.

Les premières traces de créativité apparaissent, aussi bien sur le plan de la technique que de l'art, au même moment que les premières sépultures. La créativité serait ainsi liée à la conscience de la mort que l'homme semble être le seul à posséder. L'angoisse de la connaissance de sa propre fin est un facteur déterminant du développement humain.

Ajouter de l'information à la matière

Tailler un silex pour le rendre coupant et pointu c'est ajouter de l'information à la matière inanimée, c'est transformer un caillou en arme, en couteau, entre les deux il y a de l'intelligence, le passage de l'un à l'autre c'est la créativité. La créativité semble toujours répondre au besoin de calmer l'angoisse de la mort, aujourd'hui plus que jamais. La pierre taillée a permis de lutter contre le danger de mort des grand fauves et de lutter contre la famine par une chasse plus efficace. Les peintures rupestres de Lascaux et d'Altamira sont toujours là, des milliers d'années après la disparition de leurs auteurs. Aujourd'hui, si l'on a fait reculer de façon considérable l'immédiateté du danger de mort, l'angoisse de la mort, toujours présente, demeure un moteur de la créativité, même si son expression a changé. Très tôt les sociétés organisées ont su canaliser à leur profit cette énergie par des idéologies, religieuses, économiques ou politiques ce qui leur a permis de garder le contrôle de leurs populations. La créativité était ainsi habillement détournée de son objectif individuel pour être dirigée sur des axes collectifs qui ne risquaient pas de remettre en cause les fondements de la société. C'est ainsi que l'on a fait des croisades, que l'on a construit des cathédrales, que plus tard on a construit des usines, et aujourd'hui, les hypermarchés qui sont les temples de la société de consommation où l'on apprend à se libérer, très provisoirement, de l'angoisse de mort en se noyant dans une consommation inutile (quoique pas pour tout le monde !). On invente l'airbag ou le frein à disque pour lutter contre les dangers de la route, mais d'abord et avant tout pour lutter contre la chute des ventes et la mort d'une marque ! La vraie créativité, celle dont nous aurions besoin pour passer à un niveau supérieur d'organisation du monde, ne peut quasiment plus s'exprimer sans être immédiatement récupérée et transformée à son profit par le système, elle ne peut le faire qu'à son propre compte, or des structures économiques et sociales existantes...

Le terme "créativité" est absent du Larousse en 3 volumes de 1972, et dans le Dictionnaire Hachette de 1992, vingt ans plus tard, la définition évoque, de façon lapidaire, la capacité de créer, d'inventer. Et créer c'est "tirer du néant, donner l'être à" ...

Sortir du néant

Créer, c'est sortir du néant. Notre cerveau ne cesse de mettre de l'ordre, de tirer du néant, le monde qui se présente à nous. L'hémisphère droit capte en permanence des millions de perceptions dont la grande majorité n'est pas traitée, seules quelques informations jugées utiles sont prises en compte et émergent au conscient via l'hémisphère gauche. L'hémisphère droit aime traiter les systèmes complexes, pas l'hémisphère gauche, et les informations qui lui parviennent doivent avoir une cohérence acceptable pour lui. C'est ainsi que nous créons en permanence, sans le savoir, de façon complètement inconsciente, une vision du monde dans laquelle il nous est possible de vivre. Toutefois cette perception du monde n'est pas la réalité, ce n'en est qu'une image partielle, une interprétation.

Voir l'inconnu

"Créer c'est tirer du néant" le néant étant, ici, ce qui ne nous est pas accessible, perceptible, intelligible. Le créateur est en quelque sorte celui qui s'aventure dans la zone d'ombre de la réalité. Il nous donne à voir une facette du monde jusque là inconnue, non parce qu'elle n'existe pas, mais parce que nous ne sommes pas à même de la percevoir. Notre hémisphère droit nous donne accès à une perception globale du monde, mais nous le voyons un peu comme si nous étions très myopes, nous en gardons une sensation générale sans en percevoir les détails. Les créatifs, en développant leur faculté de perception, se dotent de lunettes qui leur permettent d'accéder aux détails qui ne nous sont pas perceptibles. Pour eux comme pour nous, tant que la perception reste au niveau de l'hémisphère droit elle n'est pas directement disponible, elle demeure dans l'ordre de la rêverie vague, il faut un véritable effort pour la concrétiser. Là il y a plusieurs voies.

Se connecter avec l'hémisphère droit

Soit l'expression de la création se traduit directement dans un domaine de compétence de l'hémisphère droit, comme le dessin ou la musique, soit elle fait l'objet d'une traduction de l'hémisphère gauche. Dans le dessin, par exemple, l'expression créative n'a pas besoin de passer par l'analyse et le contrôle de l'hémisphère gauche pour exister, au contraire, moins ce dernier interviendra plus l'expression sera vivante. Dans le cas de l'écriture, au contraire, le créateur devra s'immerger dans la vision que lui propose l'hémisphère droit et la faire accéder à l'état de conscience, par une traduction de l'hémisphère gauche, une mise en forme de l'image en langage. Dans les deux cas, le créatif devra trouver le moyen de se connecter directement avec son hémisphère droit, ce qui correspond, la plupart du temps, à faire taire son l'hémisphère gauche, à lui faire lâcher prise du contrôle permanent qu'il exerce autrement, et à rester dans cet état particulier tout au long du processus de création.

Le rituel comme mode d'accès

Si tout le monde rêve, tout le monde ne traduit pas ses rêveries en création, et, sans justifier forcément tous les excès, il semble bien indispensable pour les créatifs de retrouver à chaque fois un état particulier qui leur permet d'exercer leur art. Le moyen d'y parvenir est différent pour chacun. La plupart du temps, la connexion avec l'hémisphère droit se fait au travers de rituels. Tel écrivain doit tailler deux ou trois crayons de papiers, et les disposer selon un ordre précis par rapport à la feuille blanche avant de pouvoir écrire le premier mot, tel peintre doit se préparer pendant une heure avant de pouvoir toucher son pinceau, en écoutant un morceau de musique précis, en se préparant un thé, en s'habillant avec des vêtements spécifiques. Tel photographe va user plusieurs pellicules avant de commencer à faire une vraie photographie. Tous ces rituels, abondamment décrits dans les biographies des grands artistes, témoignent de la difficulté que tous éprouvent à trouver cet état spécifique qui leur permet d'exercer leur talent. Le rituel, nous l'avons vu, est un type d'expression qui permet de traduire l'énergie brute d'une forme de violence profonde de l'individu dans une dimension sacrée. La violence, le sacré sont des domaines de compétence de l'hémisphère droit. Dans ce cadre le rituel sert à conjurer la crainte fondamentale de tout artiste de ne plus avoir accès à son talent. C'est une sorte de superstition qui n'épargne aucun auteur, même ceux qui sont conscients de l'absurdité de la chose. Par ailleurs, le rituel est répétitif et cet aspect est très important dans le rôle qu'il joue pour faire capituler l'hémisphère gauche, très peu patient, et laisser s'exprimer l'hémisphère droit.

L'intuition

Le processus créatif n'est pas une exclusivité du domaine de l'art tel que nous le définissons. Beaucoup de savants disent avoir eu, comme dans un rêve, l'intuition ou l'image soudaine de la solution à un problème qu'ils cherchaient depuis longtemps. Cette solution se présente à eux en un instant, elle est évidente et globale. Elle est de type intuitive. Il leur faut ensuite des semaines, des mois et parfois des années pour démontrer avec les mots de la logique et de la raison, avec l'hémisphère gauche, ce que l'hémisphère droit leur a révélé en une fraction de seconde. C'est ainsi, par exemple, qu'Auguste Kékulé découvre en 1865 la structure de la molécule de benzène à la suite d'un rêve où il voyait une chaîne d'atomes de carbone se refermer sur elle même "comme un serpent se mort la queue". La molécule de benzène est en effet composée de six atomes de carbone disposés en cercle. C'est en prenant un bain qu'Archimède poussa son fameux cri : "Eurêka" lorsqu'il compris en une fraction de seconde que l'on pouvait calculer le poids d'un objet par le volume d'eau qu'il déplace.

Les nombres premiers

Les jumeaux suivis par Oliver Sacks, considérés comme autistes avec un QI de 60, jubilaient en échangeant des nombres premiers de 12 chiffres qu'aucun ordinateur de l'époque ne pouvait calculer. Ils étaient incapable d'effectuer l'addition la plus simple, et encore moins une soustraction, une multiplication ou une division. Pourtant, Sacks raconte qu'une des premières fois qu'il les vit dans son cabinet, une boite d'allumette se renversa sur le sol. Aussitôt les jumeaux se penchèrent sur les allumettes répandues et dirent instantanément :"111", puis se regardant en souriant, expression très rare chez eux, l'un dit :"37, 37" et l'autre ajouta :"37". Sacks ramassa les allumettes et en dénombra 111, il lui fallu plusieurs minutes pour effectuer l'opération. Les jumeaux les avaient dénombrées en un dixième de seconde, sans avoir besoin d'y toucher, d'un seul regard, et ils avaient décomposé le nombre trouvé en un produit de nombres premiers : 3 et 37. Les autistes, plus que quiconque, sont des obsessionnels de l'ordre. L'expression d'un chaos, comme des allumettes renversées, peut être une source d'angoisses très profondes pour eux. Pour se protéger ils sont capables d'inventer des stratagèmes extrêmement sophistiqués. Il leur faut à tout pris tirer un ordre du chaos. Les jumeaux de Sacks déchiffrent le monde à l'aide de nombres premiers, ils mettent de l'ordre en déchiffrant l'accident comme 3 groupes de 37 allumettes. Mais c'est assurément aussi une approche de leur cerveau qui leur permet en un coup d'oeil de déceler l'harmonie du monde et d'en jubiler. Ce qui prend des proportions dramatiques chez les autistes ou les obsessionnels n'en est pas moins vrai pour chacun d'entre nous. Quelque chose en nous ne supporte pas le désordre, le chaos, le néant. Notre Hémisphère gauche passe son temps à nous proposer des explications du monde, les "images du monde", qui nous donnent la sensation de l'ordre, de la continuité, de la stabilité. Une autre partie de notre cerveau nous donne sûrement à voir le monde comme une harmonie, mais cette perception atteint très rarement la conscience.

Traduire la vision

On pourrait, sans doute aujourd'hui, proposer une approche de définition de la créativité comme étant le passage au conscient, la mise à jour pour tous, et non plus pour soi seul, du décryptage du monde. Pour créer, il n'est pas suffisant d'avoir accès à la vision, encore faut il faire l'effort de la traduire dans le conscient, dans un aller et retour permanent d'intuitions et de compréhensions. Les créatifs sont, dans tous les domaines d'activité, ceux ou celles qui ont des structures cognitives souples, c'est-à-dire capable de s'adapter facilement aux changements, variations de mode, modifications de stimuli etc. et de les traduire dans un conscient lisible, compréhensible par tous. Ce sont ceux dont "l'image du monde" consciente, celle que propose l'hémisphère gauche, est capable de voler en éclats avec joie pour se reconstruire sur les nouvelles bases proposées par la vie et directement perçues par l'hémisphère droit. Etre créatif c'est en quelque sorte permettre que le conscient élaboré par l'hémisphère gauche soit en permanence nourri par les images de l'hémisphère droit. L'hémisphère droit est en effet capable de visualiser intérieurement une image qui n'est pas directement accessible dans le présent. C'est l'imaginaire. Cette capacité, a priori, accessible à tout le monde, nécessite d'être développée, travaillée et nourrie en permanence pour devenir un vrai talent, et ceci dès le plus jeune âge. Le directeur artistique va analyser le monde en termes esthétiques, le compositeur va percevoir le monde à travers les sonorités de la vie quotidienne, et les souvenirs du "nez" seront peuplés de parfums inaccessibles aux autres. Chacun dans son domaine aura développé, très tôt, une acuité de perception hors du commun, il va voir, entendre, sentir des choses que les autres ne perçoivent pas. Cette finesse particulière de perception n'est toutefois pas suffisante pour devenir acte de création. Il faut encore, par une alchimie originale, réussir à la concrétiser dans une oeuvre, un livre, une mise en page, un parfum, une architecture ou une symphonie de façon à la rendre perceptible à tous.

Notre société qui traite tout par la raison, la logique, la séquence temporelle, a considérablement développé le mode de traitement cérébral de l'hémisphère gauche, comme le montre de façon dramatique notre système éducatif. Le mode de l'hémisphère gauche, devenu dominant, inhibe totalement ou partiellement le traitement de l'information de l'hémisphère droit. Jerre Levy, un chercheur américain, pense même que le système éducatif de son pays, de la maternelle au doctorat est susceptible de détruire complètement l'hémisphère droit. L'hémisphère gauche semble ne jamais récupérer complètement d'une longue période d'inactivité. On connaît les conséquences d'une pratique insuffisante des facultés verbales et arithmétiques qui, passé l'adolescence, peuvent rester un handicap à vie. Comme Betty Edwards dans son livre "Dessiner avec le cerveau droit", on peut se demander ce qu'il advient de l'hémisphère droit qui lui ne bénéficie d'aucune pratique dans le système éducatif actuel.

Esotérisme, la connaissance cachée.

Les récentes découvertes sur les fonctions cognitives de l'hémisphère droit donnent un éclairage nouveau sur ce que l'on appelle l'ésotérisme. L'Astrologie,on l'oublie très souvent, fut jusqu'à la fin du moyen âge enseignée à la Sorbonne. L'Eglise fit tout pour mettre cet enseignement à l'index, et réussit. Pendant des siècles la transmission de ce savoir se fit de maître à élève, sous le sceau du secret, mais n'en continua pas moins à exister et se développer. L'ésotérisme a pris, dès lors, le sens de connaissance secrète, destinée aux initiés. L'ésotérisme n'est pas une connaissance secrète, mais une connaissance voilée, cachée, non par un quelconque pouvoir magique mais par une difficulté naturelle d'appréhension. Dans l'astrologie, par exemple, il y a deux types de savoir à maitriser, l'un est purement arithmétique, logique, rationnel et scientifique, c'est l'ensemble des règles qui permettent de construire un thème. Il s'agit là typiquement de données que l'hémisphère gauche sait parfaitement maitriser. L'autre type de savoir de l'astrologie est de type symbolique, c'est l'ensemble des interprétations que donne l'astrologie des signes, des maisons et des planètes.Si l'hémisphère gauche peut tout à fait gérer, organiser et classer ces différend éléments, ce type de langage , nous l'avons vu, parle surtout à l'hémisphère droit. Ces deux types de savoir sont indispensables pour pratiquer l'astrologie, mais ils ne suffisent pas à faire un astrologue. Les interprétations par ordinateur sont un excellent exemple de ce principe. L'ordinateur va traiter les données par itérations successives, les unes après les autres, il va pouvoir rapprocher deux voir trois données, planète, signe, maison mais ne saura pas replacer l'aspect qu'il étudie dans le contexte général du thème. Pour faire un astrologue il faut deux hémisphères qui communiquent bien. L'hémisphère gauche va construire le thème, repérer les aspects, les classer par importance, l'hémisphère droit, lui, va gérer la complexité des intéractions des aspects entre eux, tout en restant dans le contexte du thème. Cet aspect des choses est déjà difficile à atteindre car pour y arriver il faut que l'hémisphère gauche laisse l'hémisphère droit travailler ce qu'il ne fait jamais vraiment avec plaisir. Le traitement de l'hémisphère droit va donner à l'astrologue une sorte de vision générale qu'il va devoir ensuite analyser avec le langage, la parole ou l'écrit, et ce nouveau passage, ce retour, de l'hémisphère droit à l'hémisphère gauche pour l'accès au discours cohérent n'est pas plus facile. On voit donc bien ici que c'est un aller retour permanent entre les deux hémisphères qui permet un bon travail astrologique, et l'on sait aujourd'hui que cette souplesse n'est pas acquise d'emblée, mais nécessite un très gros travail.


source: http://cerveaudroit.ouvaton.org/


Une fille qui crache tout en restant sexy, c'est rare.

Et pourtant, ça existe, la preuve (désolée pour la qualité visuelle, pas optimale, mais la qualité sonore est au rendez-vous, c'est l'essentiel) :

Circlesquare : un artiste à connaitre absolument !

Comme le dit très bien fluctuat.net :
"Avec sa gueule d'amour, ses tâches de rousseur, ses yeux bleus et sa mèche un rien bêcheuse, Jeremy Shaw, alias Circlesquare, aurait pu décider de prendre une guitare et de devenir le leader d'un groupe pop à la Franz Ferdinand. A la place, le Canadien expatrié à Berlin a décidé de se lancer dans la production de musique électronique. Ce fut, un hymne funèbre pour célébrer un tremblement de terre d'abord (Pre-Earthquake Anthem chez les défricheurs d'Output en 2003), un territoire déjà passablement accidenté pour l'auditeur d'electro moyen, comme pour le fan de pop. C'est aujourd'hui, Songs About Dancing And Drugs, nouvel album signé chez les Allemands pointus de K7! Cette fois. Danse immobile, transe de dandy, electro morbide et pop disloquée, Songs About Dancing And Drugs c'est un peu Richie Hawtin qui ferait de la pop, ou Chris Isaak qui s'enfermerait en studio, seul, entouré de machines. Un album à la fois froid et moite, idéal en fin de soirée, au moment où l'amour prend dédaigneusement ses distances avec hauteur, sans prévenir, sans explication. Comme dans la vraie vie quoi."
Un track un peu mou à mon goût, agréablement décadent, mais bien rattrapé par un visuel impeccable :


Personnellement, je préfère largement la version dark, dirty, & dancing de Konrad Black musicalement parlant :



Autre version possible, celle de Russ Chimes vs. Anoraak Remix, agréablement old school:

Ricardo Tobar - ID (James Holden Igloofest,Montreal rip)



Une superbe musique qui résume bien toute la complexité des émotions humaines, mêlant enthousiasme, philanthropie, désir violent à quelques relents de mélancolie et de pessimisme. Un track à la fois onirique et mélancolique, à écouter sans modération, les soirs de spleen. Composition à la fois nostalgique et visionnaire, située quelque part entre la perfection et les ténèbres.